Leonor's artblog: Upcoming Exhibitions

Leonor's artblog: Upcoming Exhibitions

TENDRESSE ET TANGO

Upcoming ExhibitionsPosted by Leonor 27 Aug, 2009 03:15

Article d'Anita Nardon, critique d'art,

dans Bruxelles News ; Numéro 540 du 26 août 2009 http://www.bruxelles-news.be/

TENDRESSE ET TANGO

C’est la sympathique Leonor Villagra et son asbl Nazca qui annoncent cette grande manifestation. Nazca défend le tango parce que le tango est une danse et un phénomène social.

À la fin du XIXè siècle Rio de la Plata est aussi « mélangée » que les grandes

villes actuelles. On disait : les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas et les Argentins descendent…du bateau.

Parmi cette population il y avait beaucoup d’Européens dont une majorité d’Italiens (tiens, donc !) mais aussi des esclaves noirs d’Afrique que l’on enfermait pour qu’ils ne s’échappent pas dans un lieu fermé, appelé tango en langue kongo. Ils y faisaient de la musique rythmée par des tambours !

L’esclavagisme a disparu mais le nom est resté, le tango s’est frotté à l’Europe où il avait « mauvais genre » pour beaucoup.

Des musiciens mondialement connus en ont répandu les rythmes et la pratique qui se distinguait en trois rythmes: tangos, milongas et valses, puis il y eut fusion-adaptation.

Je résume car l’histoire du tango est complexe et présente ce phénomène étrange : les jeunes mondains pour s’encanailler avaient adopté ce rythme, manière de se moquer des noirs… et la danse est passée des bas-fonds à la bourgeoisie. Le tango est devenu parfois danse de salon !

Le genre a eu ses compositeurs particuliers et ses danseurs de légende dont le couple Vincent et Maryline (à Bruxelles en 2007)/ Enrique Santos Discepolo a écrit : Le tango est une pensée triste qui se danse.

En découvrant les tableaux des participants à la fête à Etterbeek je ne pense pas que ce soit si triste…

Dans cet ensemble, une bonne vingtaine d’artistes qui vont du bijou précieux (De Bruyn-Renard) au tableau brûlant (Jo Lorente et Leonor Villagra) de la danse rythmée (Erna Wrobbel) à celle plus saccadée de Mario Villaggi… chacun y trouvera son bonheur.

Anita NARDON

Du 26/9 au 4/10/2003 - GC De Maalbeek, rue du Cornet 97, 1040 Bruxelles


Article d'Anita Nardon, critique d'art,

dans

Prestige, Beauté & Elégance N° 176 - 15 septembre 2009 pag:27




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